Université, BTS, BUT, classes préparatoires, écoles spécialisées, alternance… Samedi 3 octobre, les salons Studyrama ont réuni à Alpexpo, Grenoble, de nombreux établissements et organismes d'orientation. Une occasion pour les lycéens de découvrir les formations accessibles après le baccalauréat, de comparer les parcours et d'échanger avec des étudiants et des enseignants.
- Louis Gosse – Angela Braito – Grenoble, 03 octobre 2026
- Photo de couverture : Salon Studyrama des études supérieures – Alpexpo, Grenoble – 3 octobre 2026 – © GELI – Angela Braito
Un salon, des parcours multiples
Pour sa douzième édition grenobloise, les Salons Studyrama des Études Supérieures s'est tenu de 10 h à 17 h à Alpexpo, aux côtés du Salon Grandes Écoles. Ces deux rendez-vous, organisés en partenariat avec Auvergne-Rhône-Alpes Orientation, permettaient de découvrir une grande diversité de formations post-bac.
Le premier salon réunissait notamment des universités, des lycées proposant des BTS, des IUT, des écoles spécialisées et des organismes de formation en alternance. Le second était davantage consacré aux écoles de commerce, de management et d'ingénieurs, ainsi qu'aux classes préparatoires et aux concours permettant d'y accéder.
L'intérêt de cette rencontre tenait à la possibilité de comparer des cursus très différents. Licence, BUT, BTS, classe préparatoire ou école recrutant directement après le bac : ces formations ne proposent ni la même durée d'études, ni le même encadrement, ni les mêmes modalités d'admission. L'Onisep présente les principales filières de l'enseignement supérieur et leurs caractéristiques.
Huit conférences complétaient les échanges avec les exposants. Elles abordaient notamment les BTS, les BUT, les classes préparatoires, Parcoursup, les études médicales, les écoles de commerce et d'ingénieurs, ainsi que les perspectives offertes par les études supérieures. Le Rectorat de l'académie de Grenoble, l'IUT 2 Grenoble et plusieurs établissements ou organismes spécialisés figuraient parmi les intervenants.
Les visiteurs pouvaient également rencontrer des professionnels de l'orientation. Les Centres d'information et d'orientation (CIO) proposent notamment un accompagnement gratuit assuré par des psychologues de l'Éducation nationale, indépendamment des établissements venus présenter leurs formations.
Comparer les formations, au-delà des intitulés
Face à la diversité des cursus, les brochures ne suffisent pas toujours à faire la différence. Deux formations de même durée peuvent proposer des enseignements, des débouchés et des diplômes très différents.
Le vocabulaire de l'enseignement supérieur mérite notamment quelques précautions. Un bachelor désigne généralement une formation en trois ans, mais cette appellation ne garantit pas à elle seule l'obtention d'un diplôme national ou du grade de licence. De même, une certification inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ne confère pas automatiquement un grade universitaire. Le ministère de l'Enseignement supérieur précise les conditions d'attribution du grade de licence.
La plateforme Parcoursup, qui référence plus de 25 000 formations en 2026, fournit de nombreuses informations pour préparer ses choix : statut des établissements, frais de scolarité, caractère sélectif des formations, capacité d'accueil, critères d'examen des candidatures ou encore possibilités de poursuite d'études. Toutes les formations n'y figurent cependant pas.
Sur les stands, quelques questions permettent ainsi d'aller au-delà des présentations : quel diplôme est délivré ? Quelle place occupent les stages et l'alternance ? Quelles poursuites d'études sont possibles ? Quels débouchés les diplômés rencontrent-ils ?
Ces échanges permettent de confronter les informations générales à la réalité des formations, avant de poursuivre ses recherches.
D'anciens élèves de Pravaz racontent leur parcours
Parmi les personnes rencontrées à Alpexpo, deux anciens élèves du lycée Pravaz ont évoqué leur expérience dans l'enseignement supérieur.
Alexia Guillot nous a accueillis sur le stand de MédiPlus Grenoble, un organisme privé proposant notamment des préparations aux voies d'accès aux études de santé, comme le PASS et la L.AS. Satisfaite de son parcours actuel, elle souligne l'importance de ses années à Pravaz dans sa préparation aux études supérieures.
Anthony Caron poursuit quant à lui sa formation à l'ISTP, établissement implanté à Saint-Étienne et spécialisé dans les cursus d'ingénieurs en alternance. L'institut propose notamment des parcours conduisant à des diplômes d'ingénieur de Mines Saint-Étienne ou d'Arts et Métiers.
Tous deux gardent un très bon souvenir du lycée, de ses enseignants et de l'accompagnement reçu. Leurs témoignages illustrent deux orientations différentes, construites à partir d'un même point de départ.
Après un bac STI2D : plusieurs voies vers l'ingénierie
Le salon a également été l'occasion de rencontrer François Dauverchain, enseignant en BTS Architectures en métal : conception et réalisation (AMCR) au lycée Gaspard-Monge de Chambéry.
Interrogé sur les possibilités offertes aux titulaires d'un bac STI2D, il a présenté les différentes voies d'accès aux formations scientifiques et techniques : BTS, BUT, classe préparatoire TSI ou encore école d'ingénieurs. Il a notamment insisté sur les possibilités de poursuite d'études après un BTS :
« Le BTS est un diplôme à bac +2 qui est professionnalisant : on apprend véritablement un métier. Mais le BTS permet aussi de continuer ses études. […] Il est également possible, après un BTS, d'intégrer une classe préparatoire ATS. Cette prépa dure un an et permet ensuite de passer des concours spécifiques pour intégrer une école d'ingénieurs. »
Son témoignage rappelle qu'une formation professionnalisante ne conduit pas nécessairement à une entrée immédiate dans la vie active. Selon leur parcours et leur dossier, certains étudiants peuvent poursuivre leurs études jusqu'à une école d'ingénieurs.
Le salon Studyrama constituait ainsi une première étape dans la découverte de l'enseignement supérieur. Pour les élèves de terminale, il permettait de préciser des choix qui devront bientôt se concrétiser ; pour ceux de première ou de seconde, d'explorer des possibilités encore ouvertes.
Les journées portes ouvertes, les rencontres avec les établissements et les ressources de l'Onisep permettront de prolonger cette découverte. Une journée ne suffit pas à choisir ses études, mais elle peut aider à mieux comprendre les différents chemins pour y parvenir.