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Ariane Pawin, Milda Varnauskaité et Oksana Zhuravel-Ohorodnyk

Tant qu'il faudra chanter
12 octobre 2026 par
Administrator


Le 11 octobre 2026, la Maison d'Izieu accueillait Le Chant des partisanes, une déambulation contée et musicale consacrée aux femmes résistantes, de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Derrière cette création européenne, trois artistes et trois histoires : Ariane Pawin, conteuse française, Milda Varnauskaitė, conteuse lituanienne, et Oksana Zhuravel-Ohorodnyk, chanteuse ukrainienne. De la naissance du spectacle aux premiers jours de l'invasion de l'Ukraine, elles racontent ce qui les a conduites à faire de leurs voix un moyen de transmettre, de rassembler et d'agir.

Par Angela Braito, Louis Gosse et Renaud Gosse


« C'est un honneur de jouer ici »


À la Maison d'Izieu, dans l'Ain, Le Chant des partisanes vient de s'achever. Les spectateurs ont suivi trois artistes d'un espace à l'autre, au rythme des récits et des chants. Le français, le lituanien et l'ukrainien se sont succédé dans une création qui fait dialoguer des histoires de femmes résistantes, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux conflits contemporains.

Le lieu possède une histoire particulière. Entre mai 1943 et avril 1944, Sabine et Miron Zlatin y accueillirent des enfants juifs pour les soustraire aux persécutions. Le 6 avril 1944, 44 enfants et sept adultes présents dans la colonie furent arrêtés sur ordre de Klaus Barbie, responsable de la Gestapo de Lyon, puis déportés. Le mémorial conserve aujourd'hui leur histoire, mais aussi celle des personnes qui tentèrent de les protéger.

Milda Varnauskaitė, conteuse lituanienne, mesure la portée de cette représentation. Elle évoque l'honneur de jouer dans un lieu marqué par une mémoire aussi importante et s'interroge sur ce que leur spectacle peut y apporter.

« C'est un honneur de jouer ici. Je ne sais pas s'il est possible d'ajouter quoi que ce soit à une mémoire aussi importante. Nous voulons vraiment raconter des histoires de courage, de résistance. C'est aussi un lieu où des personnes ont essayé de résister et de ne pas abandonner. » (propos traduits de l'anglais)

Les récits présentés à Izieu appartiennent à trois histoires européennes. En France, ils évoquent des femmes engagées contre l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. En Lituanie, ils rejoignent celles qui résistèrent à la domination soviétique après 1944. En Ukraine, ils rencontrent une guerre qui se poursuit aujourd'hui.

La situation lituanienne est moins familière au public français. Après le retour de l'Armée rouge en 1944, des groupes de partisans poursuivent pendant près de neuf ans une lutte armée pour le rétablissement de l'indépendance nationale. Des femmes prennent part à cette résistance, dans les réseaux clandestins et les activités de liaison ou de soutien. Le Musée des occupations et des luttes pour la liberté de Vilnius documente notamment cette histoire, qui se prolonge bien après la fin de la guerre en Europe occidentale.

Les trois artistes ne cherchent pas à confondre ces expériences. Elles font entendre des femmes confrontées, à différentes époques, à la guerre, à l'occupation et à l'oppression. Le choix de la déambulation donne à ces récits une forme particulière : les spectateurs se déplacent avec les interprètes et découvrent successivement des histoires, des langues et des chants. À Izieu, chaque étape se déroule dans un espace où la mémoire des persécutions et des actes de solidarité demeure présente.


Ariane Pawin au milieu du public lors de la représentation du Chant des partisanes, Maison d’Izieu, 11 octobre 2026. © Louis Gosse – GELI.


« On l'a toujours dans un endroit de la tête »


Le Chant des partisanes est d'abord né d'une rencontre entre deux conteuses. Ariane Pawin, française, et Milda Varnauskaitė, lituanienne, se croisent lors d'un festival réunissant des artistes européens. Les histoires y circulent déjà entre plusieurs langues. Peu après, elles envisagent une création commune autour des femmes qui ont résisté dans leurs pays respectifs.

Mais entre les premières conversations et la naissance du spectacle, il faut du temps. Ariane Pawin raconte une période de création qui s'étend sur au moins deux années :

« Le temps de création, c'est comme pas mal de spectacles : ça met au moins deux ans. Entre le début où on a l'idée et le moment où le projet naît, c'est au moins deux ans. Évidemment, ce ne sont pas deux ans où on y travaille à temps plein. Par contre, on l'a toujours dans un endroit de la tête et on est nourri de tout ce qu'on peut lire, voir, écouter. »

Le projet accompagne ainsi les deux artistes bien avant de prendre une forme définitive. Lectures, rencontres et événements viennent progressivement nourrir leur réflexion. Elles commencent par rapprocher des résistantes françaises et lituaniennes, mais souhaitent rapidement ouvrir leurs histoires à d'autres époques.

« Tout de suite, on s'est dit : si on parle de femmes résistantes de nos deux pays, à deux périodes du passé, ce qui est hyper important, c'est qu'on parle d'aujourd'hui. Parce que le projet, c'est de parler de ce que c'est que résister, de ce que c'est que résister en tant que femme, et que ça donne de la force, de l'espoir et du courage pour agir face aux injustices du monde qui, malheureusement, continuent à être très présentes. » (Ariane Pawin)

Ariane et Milda veulent faire connaître des engagements historiques, mais elles refusent d'enfermer la résistance dans le passé. La question de la place des femmes dans les luttes contre l'oppression leur paraît toujours actuelle. Aux histoires françaises et lituaniennes, elles décident donc de faire répondre celles de femmes confrontées aujourd'hui à la guerre.

« On voulait que nos histoires en France et en Lituanie rejoignent des récits de femmes en lutte aujourd'hui. » (Ariane Pawin)

Le choix de l'Ukraine s'impose progressivement. Les deux conteuses souhaitent également que leur création accueille une autre forme de narration. Elles cherchent une chanteuse ukrainienne, dont la présence permettrait de réunir la mémoire, la musique et une expérience directement liée à l'actualité européenne.

Elles rencontrent Oksana Zhuravel-Ohorodnyk, chanteuse et comédienne ukrainienne installée en France. Avec elle, le projet trouve sa troisième voix.


Ariane Pawin, Milda Varnauskaitė et Oksana Zhuravel-Ohorodnyk lors du Chant des partisanes, Maison d’Izieu, 11 octobre 2026. © Louis Gosse – GELI.


« La musique et la poésie qu'apporte la voix »


Oksana Zhuravel-Ohorodnyk chante depuis l'enfance. Originaire d'Ukraine, elle a poursuivi sa formation en France, notamment au Conservatoire d'Avignon, dans le domaine des musiques actuelles. Le chant est son métier, mais aussi une manière d'exprimer ce que les événements de son pays lui font éprouver.

Sa présence transforme la construction du spectacle. Les récits portés par Ariane et Milda s'entrelacent désormais avec des chants ukrainiens. La musique crée des transitions, accompagne certaines histoires et ménage des moments de respiration au milieu de témoignages parfois douloureux.

Ariane Pawin explique ce qu'elles recherchaient en invitant Oksana à les rejoindre :

« On voulait que nos histoires en France et en Lituanie rejoignent des récits de femmes en lutte aujourd'hui. Et vu l'histoire de nos pays, c'était évident qu'on voulait trouver une chanteuse ukrainienne pour nous rejoindre, aussi pour qu'il y ait l'apport de la musique et de la poésie qu'apporte la musicalité, et particulièrement la voix, et encore plus la voix d'Oksana, au spectacle. Parce que, comme il y a forcément des récits qui sont assez durs, ça nous semblait extrêmement important d'avoir ça. »

La musique n'efface pas la violence des histoires racontées. Elle permet au public de les traverser autrement, de passer d'une émotion à une autre, mais aussi de découvrir l'énergie et la détermination des femmes évoquées. Les trois langues conservent chacune leurs sonorités et leurs rythmes. Même lorsqu'elles ne sont pas toutes comprises, elles demeurent présentes dans la construction du spectacle.

La présentation officielle du Chant des partisanes par la Maison d'Izieu souligne également la rencontre entre les figures historiques de résistantes, les traditions du conte et les chants des trois cultures. La création est écrite et interprétée par Ariane Pawin et Milda Varnauskaitė, avec une création musicale d'Oksana Ohorodnyk et un accompagnement à la mise en scène d'Abbi Patrix.

Deux jours avant leur venue à Izieu, les artistes ont donné une représentation devant des lycéens à Chartres. Ariane raconte le retour d'un élève, qui les a particulièrement touchées :

« C'est très beau parce que vous nous plongez dans des histoires qui sont très dures. Mais après, ça fait comme une sorte de voyage dont on ressort avec de la force et avec de l'espoir, parce qu'il y a aussi des histoires qui peuvent être joyeuses et puis surtout de femmes qui ont réussi à se battre. »

« C'était vraiment ça, notre objectif dans la trajectoire du spectacle », ajoute la conteuse.

Les trois artistes accordent autant d'importance aux actes accomplis par les femmes dont elles racontent les histoires qu'aux épreuves qu'elles ont traversées. Les récits font entendre des décisions, des initiatives, parfois des réussites, et donnent aussi une place à la force que ces engagements peuvent transmettre aujourd'hui.

Pour Oksana, cette relation entre la musique et l'engagement possède une dimension plus intime encore. Elle remonte aux premiers jours de l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022, alors qu'elle se trouvait en France.


« Je n'avais même pas un drapeau ukrainien »


Lorsque la Russie lance son invasion à grande échelle de l'Ukraine, le 24 février 2022, Oksana Zhuravel-Ohorodnyk se trouve à Avignon. Elle se souvient de la panique des premiers jours, des larmes et de cette question qui revient sans cesse : comment aider son pays lorsqu'on est loin de chez soi ?

Son premier geste est improvisé. Elle n'a pas de drapeau ukrainien sous la main, mais possède un pantalon et une écharpe aux couleurs de son pays.

« Surtout en 2022, quand tout a commencé, bien sûr, les premières émotions, la panique, les pleurs… Qu'est-ce que faire ? Comment aider ? Et la première chose que j'ai faite, c'est que j'ai bricolé un drapeau ukrainien. Je n'avais même pas un drapeau ukrainien. J'ai coupé mon pantalon et mon écharpe jaune et bleue et je suis allée devant la mairie à Avignon pour chanter. »

Un drapeau fabriqué avec des vêtements, et la décision d'aller chanter devant une mairie. Oksana n'a alors aucune certitude sur ce que sa présence pourra changer. Elle ressent simplement le besoin d'agir, même si l'émotion rend ce geste difficile.

« Au début, c'était très difficile parce que je pleurais tout le temps. Toutes les chansons que je commençais, je n'arrivais pas à les finir. Je me suis posé la question : qu'est-ce que je peux faire ? Je ne savais pas ce que je pouvais faire, à mon niveau. Et chanter, c'était la seule chose que je faisais bien, que je faisais pour vivre, pour mon métier. »

La chanteuse raconte qu'elle ne savait pas exactement ce qu'elle attendait de ces premières prises de parole. Mais il lui semblait impossible de rester silencieuse tandis que son pays était attaqué.

« Je ne savais pas pourquoi je vais là-bas, pourquoi je chante. Juste, j'avais besoin d'assumer que je suis là, que les Ukrainiens sont là aussi, montrer au monde qu'on existe et qu'on a besoin de ce soutien, on a besoin de cette aide. »

Ses chansons deviennent une manière d'appeler à la solidarité et de rappeler la présence des Ukrainiens en France. Le chant, qui était déjà au centre de sa vie professionnelle, prend alors une signification nouvelle.

L'histoire du drapeau improvisé conserve quelque chose de très concret. Oksana ne raconte ni un engagement préparé de longue date ni un acte dont elle aurait pu mesurer les conséquences à l'avance. Elle décrit une décision prise dans l'urgence, avec ce qu'elle possédait, alors qu'elle ne parvenait même pas toujours à terminer ses chansons.

Depuis, elle continue de chanter pour son pays, notamment dans Le Chant des partisanes. Et lorsqu'elle monte sur scène, elle n'a plus tout à fait le sentiment d'être seule devant le public.


Oksana Zhuravel-Ohorodnyk interprétant un chant ukrainien lors du Chant des partisanes, Maison d’Izieu, 11 octobre 2026. © Louis Gosse – GELI.


« Je ne suis jamais seule quand je chante »


La puissance de la voix d'Oksana a particulièrement impressionné les lycéens de Chartres. Ils lui ont demandé comment elle parvenait à chanter avec autant d'émotion, comme si elle était portée par une force qui dépassait sa seule présence sur scène.

Elle se souvient de cette question et de la réponse qu'elle leur a donnée :

« Je ne suis jamais seule. Quand je chantais à Avignon, et même maintenant pendant les spectacles, des fois j'imagine qu'avec moi chante toute une nation, un peuple qui se bat depuis des siècles pour la liberté et qui continue de se battre aujourd'hui, malheureusement. »

Oksana explique que cette pensée l'aide à trouver la force de continuer, même lorsque l'émotion devient difficile à maîtriser. Dans son imagination, les voix de celles et ceux qui vivent la guerre rejoignent la sienne.

Cette présence collective ne se limite pas au peuple ukrainien. Elle évoque aussi les femmes dont les trois artistes racontent les histoires et dont les engagements continuent de les accompagner.

« En fait, je ne suis pas seule. Déjà, nous, on est trois. Et aussi, on est portées, comme dit Milda, par ces femmes dont on raconte l'histoire et qui nous soutiennent aussi spirituellement, si je peux me permettre de dire comme ça. »

Sur scène, Ariane et Milda prêtent leurs voix à des femmes qui ont vécu dans des contextes historiques parfois très éloignés. Oksana leur répond par le chant. Les interprètes puisent dans ces récits une force qu'elles cherchent à partager avec les spectateurs.

La déambulation accentue cette proximité. Le public accompagne les artistes, passe d'un lieu à l'autre, écoute les récits et les chants dans un espace commun. À Izieu, cette forme de spectacle rencontre un lieu dont l'histoire demeure intimement liée aux questions du courage, de la responsabilité et de la protection d'autrui.

Milda Varnauskaitė insiste sur ce que les trois artistes partagent, au-delà de leurs différences de langue et de culture. Le spectacle a été conçu entre la France, la Lituanie et l'Ukraine, mais ses interrogations concernent, selon elle, l'ensemble des Européens.

« Ce spectacle parle vraiment d'unité. C'est une création européenne. Nous voulons attirer l'attention sur ce qui se passe actuellement en Europe. Il y a une guerre, et l'Ukraine se bat pour la liberté, y compris pour que nous puissions être ici. »

La conteuse évoque une Europe où la guerre n'est pas une réalité lointaine pour tous. Elle rappelle que l'Ukraine se trouve confrontée à une invasion qui dure et que la solidarité ne peut se limiter aux premiers moments de l'émotion.

Depuis la création du spectacle, les trois artistes ont donné une trentaine de représentations. Elles souhaitent continuer à le présenter dans des établissements scolaires, des bibliothèques et des lieux de mémoire, afin de faire entendre ces histoires à des publics différents.


Ariane Pawin, Milda Varnauskaitė et Oksana Zhuravel-Ohorodnyk forment une chaîne humaine avec le public lors du Chant des partisanes, Maison d’Izieu, 11 octobre 2026. © Louis Gosse – GELI.


« J'aimerais que ce spectacle perde de son actualité »


Lorsqu'elle parle de l'avenir du spectacle, Milda formule un souhait inattendu : pouvoir raconter un jour ces histoires sans qu'elles résonnent aussi directement avec une guerre en cours. Elle souhaite que les engagements du passé continuent d'être connus, mais espère que le présent cessera d'en rappeler si douloureusement la nécessité.

« J'aimerais vraiment que ce spectacle perde de son actualité. Qu'il ne soit plus nécessaire, que tout le monde puisse vivre sans cette inquiétude, et surtout que les Ukrainiens puissent enfin dormir en paix chez eux. »

La conteuse précise toutefois que, tant que la guerre continue, les trois artistes souhaitent poursuivre les représentations. Elle s'inquiète de la distance qui peut s'installer entre ceux qui vivent le conflit et ceux qui n'en entendent parler qu'à travers les nouvelles.

« Tant qu'il y aura la guerre, tant que cette terrible situation continuera, nous essaierons de jouer ce spectacle partout où nous le pourrons, simplement pour rappeler aux gens ce qui se passe. Parce qu'il est si facile d'oublier, quand on ne vit pas tout près, ce qui se passe en Ukraine. La France est loin de la ligne de front. »

Pour Milda, faire circuler le spectacle est une manière de maintenir cette attention. Les récits historiques permettent d'évoquer des résistances parfois méconnues, tandis que les chants ukrainiens rappellent l'existence d'une guerre qui se déroule aujourd'hui en Europe.

Elle insiste également sur la diversité des formes que peut prendre l'engagement. Les histoires présentées sur scène évoquent des femmes qui ont participé à des combats, transmis des informations, protégé des personnes menacées ou contribué à maintenir des solidarités clandestines. Mais Milda souhaite aussi parler des gestes plus simples, de ceux que chacun peut accomplir avec ses propres moyens.

« Parfois, il suffit de tendre la main. Parfois, il suffit d'écrire quelque chose. Ce n'est pas forcément un acte extraordinaire. C'est aussi de cela que parle notre spectacle. »

Les contextes ne sont pas comparables. Les résistantes françaises et lituaniennes ont souvent agi dans des circonstances où leur liberté et leur vie étaient directement menacées. Les artistes ne placent pas tous les engagements sur le même plan. Elles s'intéressent cependant à la possibilité, pour chacun, de ne pas demeurer indifférent lorsqu'une situation appelle une réponse.

À Izieu, leurs récits rencontrent l'histoire d'un lieu où des adultes avaient choisi de protéger des enfants persécutés. Le spectacle a donné à entendre des mémoires françaises, lituaniennes et ukrainiennes, puis la conversation a prolongé ces histoires à travers les expériences personnelles des interprètes.

Ariane Pawin garde en mémoire les mots de ce lycéen de Chartres, sorti du spectacle avec « de la force et de l'espoir ». Oksana continue de chanter en imaginant tout un peuple à ses côtés. Et Milda voudrait que les trois artistes puissent poursuivre leur travail de transmission dans une Europe où la guerre aurait enfin cessé.

Leurs histoires continueront de voyager, d'un théâtre à une école, d'une bibliothèque à un lieu de mémoire. Avec cette contradiction que Milda assume pleinement : faire vivre un spectacle dont elle espère, un jour, qu'il aura perdu son urgence.



Article rédigé à partir de l'entretien réalisé le 11 octobre 2026 à la Maison d'Izieu, à l'issue de la représentation du Chant des partisanes. Les propos tenus en anglais par Milda Varnauskaitė ont été traduits en français pour la publication. 

  • Photo de couverture : Le Chant des partisanes à la Maison d’Izieu, le 11 octobre 2026 : Ariane Pawin, Milda Varnauskaitė et Oksana Zhuravel-Ohorodnyk lors de la représentation en plein air. © Louis Gosse – GELI.


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